Lire en fête

 

Un diner entre amis.

 

De G.B

 

Don Juan amateur de putains respectueuses était à un diner de cons où un petit prince l'avait invité à manger des poils de carottes.

Il y avait là des femmes savantes qui ne badinaient pas avec l'amour, de précieuses ridicules un tantinet misanthropes, un malade imaginaire qui ne jurait de rien, un médecin malgré lui qui soignait un Tartuffe, une Marianne qui faisait des caprices pour un certain Fantasio et un certain Lorenzaccio.

Au milieu trônait un chandelier pris dans la cagnotte de l'avare et avait appartenu successivement à Andromaque, Athalie, Bajazet, et une certaine Bérénice que Britannicus avait répudiée.

Étaient également présents les deux plaideurs qui n'avaient rien de deux timides et qui étaient des défenseurs de l'amour puni.

Le pauvre Antigone était le jouet d'une double inconstance, celle d'un paysan parvenu et d'un certain Tartarin de Tarascon.

Carmen usa de fausses confidences auprès d'Amphitryon et le monde fut content de ce jeu de l'amour et du hasard y compris le bourgeois gentilhomme.

Tous louèrent Godot.

 

Histoire d'un écolier.

De A.F

 

« On m'appelait poil de carotte si l'on ne me prenait pas pour Cyrano de Bergerac! ».

J'allais chaque jour à l'école habillé comme un petit prince.

L'institutrice était la plus jolie des putains respectueuses.

A midi je prenais un bon diner de cons.

J'étais vraiment le Don Juan du quartier et la plupart des femmes savantes étaient amoureuses de moi.

C'était vraiment, comme qui dirait, les fourberies de Scapin d'un malade imaginaire.

Le médecin malgré lui craignait que je sois misanthrope, d'autres me prenaient pour Tartuffe.

On ne badine pas avec l'amour, j'étais surement amoureux des caprices de Marianne.

Le soir à la lueur du chandelier, il ne fallait jurer de rien.

Lorenzaccio, Andromaque, Athalie, Bazajet, Bérénice, Britannicus, Esther, et le pauvre Bitos, ainsi que les deux plaideurs timides du coin, ne portaient pas tous leur chapeau de paille d'Italie.

Le voyage de monsieur Périchon fît sauter la cagnotte..

 

Il ne faut jurer de rien !

Par F.M

 

Cyrano de Bergerac a rencontré sa femme en allant au bal des voleurs.

Ils eurent ensemble deux enfants, Phèdre et Iphigénie.

A l'école, les deux timides jouaient aux malades imaginaires avec la cantatrice chauve.

Il ne faut jurer de rien !

Plus tard, le mari devenu bourgeois gentilhomme s'est pris au jeu de l'amour et du hasard avec la putain respectueuse.

Il ne faut jurer de rien !

Sa femme devenue précieuse ridicule jouait les femmes savantes à un diner de cons.

Il ne faut jurer de rien !

Les deux enfants devenus misanthrope et tartuffe ont joué l'amour puni.

Il ne faut jurer de rien !

 

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site