Portraits de lecteurs

 

Histoire d'un écolier.

De A.F

 

« On m'appelait poil de carotte si l'on ne me prenait pas pour Cyrano de Bergerac! ».

J'allais chaque jour à l'école habillé comme un petit prince.

L'institutrice était la plus jolie des putains respectueuses.

A midi je prenais un bon diner de cons.

J'étais vraiment le Don Juan du quartier et la plupart des femmes savantes étaient amoureuses de moi.

C'était vraiment, comme qui dirait, les fourberies de Scapin d'un malade imaginaire.

Le médecin malgré lui craignait que je sois misanthrope, d'autres me prenaient pour Tartuffe.

On ne badine pas avec l'amour, j'étais surement amoureux des caprices de Marianne.

Le soir à la lueur du chandelier, il ne fallait jurer de rien.

Lorenzaccio, Andromaque, Athalie, Bazajet, Bérénice, Britannicus, Esther, et le pauvre Bitos, ainsi que les deux plaideurs timides du coin, ne portaient pas tous leur chapeau de paille d'Italie.

Le voyage de monsieur Périchon fît sauter la cagnotte..

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